ARTISTES

PIERRE ANDRIEUX

pierreandrieux.blogspot.fr

« Chaque jour se ressemble », 2012
Empilement de brochures publicitaires découpées,
70x30x25 cm environ.

« Quand j’ai découvert l’art j’ai vu un possible espace de liberté. Sans naïveté je continue à travailler avec cette conviction. Je m’intéresse à des lieux et des objets pour ce qu’ils suggèrent, pour leurs formes et leur matérialité. » Pierre Andrieux.

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JOHANN BERNARD

johannbernard.tumblr.com

johannbernard2

« Je développe un travail artistique basé sur des idées soumises à des plans d’action ou des protocoles, concrétisées par le biais de médium variés. Une part importante de ma démarche se rapporte donc au voyage, à la déambulation ainsi qu’aux rencontres. Le « faire » navigue entre progression et instantanéïté. Ce qui a lieu prend forme. » Johann Bernard.

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AMÉLIE BOILEUX & SIMON RAYSSAC

La Présence d’un Matelas
www.simonrayssac.net

« Transition Coquillage » (projet conçu pour l’exposition)

« Amélie Boileux et Simon Rayssac sont tous deux diplômés de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux en 2010. Depuis, ils mènent des projets artistiques au sein du collectif La Présence d’un Matelas (avec Lou-Andréa Lassalle). Chacun avec ses compétences et ses envies – Amélie a un titre de peintre en décor, quant à Simon, il est co-fondateur du 5UN7, lieu d’art bordelais émergent -, ils ont décidé de répondre ensemble à l’invitation de La Mobylette pour Biozphère, en se penchant sur l’idée de résidence. » Amélie Boileux & Simon Rayssac.

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JOAN COLDEFY (commissaire#1)

Jouaste.tumblr.com

« Sarin », Moutarde », 2012
Tissus de caleçon et techniques mixtes,
dimensions variables.

« Joan Coldefy développe par le biais d’une palette variée de médium, une vision primitive de choses contemporaines, qui par son intervention vont prendre une apparence inquiétante, étrange ou poétique.
- »Il y a plus d’intérêt dans la brisure d’une assiette que dans l’oeuvre de Jeff Koons. »
Un tout n’est pas ici une forme originelle mais un précipité de visions subjectives qui ne pourront se stabiliser en une unité mais continuer via la multitude. La fiction organique est omniprésente; faits et choses participant d’un échafaudage fantasmatique.
Dans le mur démoli, qui ne sera jamais une ruine, il y a des araignées géantes et des têtes. » Joan Nanda Coldefy.

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CHARLIE DEVIER

charliedevier.fr

« Passage de biches », série « Errance », 2012
Farine, dimensions variables.

« Si les oiseaux ont une topographie: moi aussi j’en veux une. »
Charlie Devier.

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ARNAUD DUCASSE

Extraits

« Le bout du bout ». Performance. 2012.

“On pourrait dire du travail d’Arnaud Ducasse qu’il tourne autour du Pot-pourri.
Il explore et utilise les codes et les genres de la bande-annonce, de l’extrait, rumeurs, coulisses et autres envers du décor inhérents à chaque médium. Son intérêt pour ces formes est qu’elles mettent en scène la possibilité d’un quelque chose en gestation et qu’elles peuvent être envisagées comme des tentatives d’embrasser la généralité d’un possible.
Elles tendent ici vers l’idée de “chose en soi” et permettent à l’oeuvre de rester en suspension dans ses multiples devenirs et significations.
Aller-retour incessant entre l’achevé et l’inachevé au moyen d’une mélancolie douce-amère, il s’en dégage au final un sentiment d’optimisme inébranlable qui combattrait en permanence un pessimisme incommensurable quant au statut de l’acte créateur, mais la voie juste n’est elle pas celle du milieu, comme l’a enseigné Bouddha, et comme tente de l’affirmer Arnaud Ducasse à travers son travail.” Anne-Lise Rapideau.

“ Je suis à la recherche d’une éthique secrète qui ne soit plus bipolaire mais qui me permettrait de naviguer dans l’entre-deux-merdes.” Arnaud Ducasse.

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MATHIEU LE BRETON

mathieulebreton.net

« Fool’s Gold », 2013
Résine et inclusion de chalcopyrite.

« Je cherche constamment à déstabiliser ma pratique d’artiste, en confondant parfois mise en oeuvre et mise en péril. Je cherche des preuves, des traces d’une vie rêvée à moins que ça ne soit un cauchemar, d’un monde qui n’existe plus vraiment et qui n’en finit pourtant pas de s’effondrer. » Mathieu Le Breton.

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IRWIN MARCHAL

irwinmarchal.com

« Formation », 2012
Bois, tissu stretch, tube acier, 3 objets de dimensions multiples.

« Oscillant entre peinture, sculpture et installation, Irwin Marchal élabore un univers de formes surprenantes, relevant d’un système complexe de références.
Intéressé par l’astronomie, les utopies, l’imagerie scientifique, militaire et industrielle, l’artiste produit des « sculptures » étranges et inexplicables entre abstraction géométrique et clin d’oeil à l’architecture.
(…)
Par son travail Irwin Marchal questionne nos systèmes de représentation, d’identification et de croyance en jouant et déjouant des formes archétypales – l’ellipse, la courbe, le pentagone, la géométrie de manière générale – mais également un imaginaire collectif, provoquant un rapport nouveau et troublant aux objets. Matières hétérogènes et couleurs acidulées, références scientifiques ou populaires, tantôt précises et cohérentes, tantôt irrationnelles et ambigües, l’artiste montre par sa perversion, une volonté curieuse de dépassement d’un certain formalisme historique. » Anna Frera.

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AMANDINE PIERNÉ (commissaire#2)

amandinepierne.com

« Pile#90″, 2012
Confettis et colle, 12x11x2,5 cm.

« Ma démarche porte sur des manières variées d’appréhender et de formuler des durées en leur trouvant des équivalences plastiques, par le biais d’objets la plupart du temps distraits de leur usage puis mis en œuvre de manière sérieuse ou fantaisiste.
Le principe de mes pièces repose sur la combinaison de gestes, répétés, et éléments, accumulés, considérés comme des moyens et unités de conversion me permettant d’aboutir à des formes solides.
En m’installant dans une activité, comme on peut s’attarder en un endroit ou sur une idée, j’engage temps et énergie dans une boucle presque bouclée, de la pirouette à la spirale. » Amandine Pierné.

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FABIEN SALEIL

fabien-saleil.blogspot.com

« Ruine »,
Photographie noir et blanc,
impression papier 127×195 cm.

« Mon travail de volume et de dessin de formes s’attache à rechercher l’élévation du monument et des stratégies de sacralisation. J’opère donc une alchimie entre des rituels de construction urbaine et d’une superstition sauvage. » Fabien Saleil.